Cette newsletter, une IA en écrit le premier jet. Je l’ai toujours dit, et je la relis avant chaque envoi. Le 1er octobre, Google a écrit noir sur blanc pourquoi cette relecture compte. La même semaine, deux de mes brouillons m’ont donné raison.

Le 1er octobre, Google précise sa consigne

Google a mis à jour sa page de documentation consacrée aux contenus produits par IA (Google Search Central, mise à jour du 1er octobre 2026). On y lit désormais, je traduis : il est essentiel de vérifier les faits et de relire manuellement tout contenu généré par IA, pour son exactitude et sa fiabilité, avant de le publier.

Sur le fond, rien de nouveau. Google demandait déjà des contenus exacts et utiles, avec ou sans automatisation. La nouveauté tient en deux points.

D’abord, la relecture humaine est écrite explicitement. Ensuite, elle ne vise plus seulement le texte de la page. Google cite les balises de titre, les meta descriptions, les données structurées et les textes alternatifs des images, c’est-à-dire tout ce qui peut s’afficher directement dans les résultats de recherche.

Une précision, pour ne pas faire peur à tort : c’est une recommandation de qualité, pas l’annonce d’une sanction automatique contre les contenus écrits avec une IA. Le journal des mises à jour de Google la rattache aux consignes de ses évaluateurs de qualité (Google, 1er octobre 2026).

Ce qui me frappe, c’est la liste. Ces éléments-là, personne ne les relit. Ils sont courts, techniques, souvent générés en masse, et c’est pourtant eux que lit d’abord quelqu’un qui ne vous connaît pas.

Ma semaine : deux brouillons, deux erreurs

Je fais tourner des agents IA qui préparent ma veille et mes brouillons. Ces derniers jours, deux d’entre eux se sont trompés.

Le premier, un agent de veille, m’a rendu une note bien sourcée et bien datée. Dans ses conclusions, il comparait mes prix à ceux du marché avec trois offres que je ne vends plus depuis samedi. Il m’a même proposé un angle de newsletter sur cette comparaison. La cause n’était pas une invention de l’IA : il lisait de vieilles copies de mes propres documents. L’information avait été vraie. Elle ne l’était plus.

Le second, un brouillon de post, présentait comme une actualité de la semaine une annonce datée de juin. Chaque phrase était juste, mais la date était fausse.

Aucune des deux erreurs n’a été publiée, et pour une seule raison : quelqu’un a relu. Ce qui m’inquiète, c’est le format. Une offre périmée dans un long texte, on finit par la voir. La même offre dans une meta description de 150 caractères, générée en même temps que deux cents autres, personne ne la voit. Sauf le client.

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À retenir Une IA se trompe rarement de façon spectaculaire. Elle se trompe avec des informations qui ont été vraies, dans des endroits que personne ne relit.

Trois endroits où l’erreur passe sans bruit

La relecture du texte, vous la faites peut-être déjà. Voici où je vois le plus souvent l’erreur survivre.

Le titre et la description. Ce sont eux qui s’affichent dans Google, et parfois dans les sources d’une IA. Ils sont souvent générés page par page, puis jamais relus quand l’offre change. Un ancien prix, un ancien délai, un ancien nom d’offre peuvent y rester des mois.

Les données structurées. Ce balisage invisible décrit au moteur votre prix, vos avis, vos horaires, votre entreprise. S’il dit autre chose que la page, vous envoyez deux versions de vous-même. On a vu dans l’édition précédente ce qu’une IA fait de deux versions.

Le texte alternatif des images. Personne ne le lit à l’écran. Les robots, si. Générés automatiquement, ces textes décrivent parfois un produit qui n’est pas le bon, ou plus le bon.

Le point commun : aucune de ces erreurs ne se voit en visitant votre site. Il faut aller les chercher.

Le chiffre de la semaine

4

c’est le nombre d’éléments, au-delà du texte de la page, que Google cite désormais dans sa consigne de relecture des contenus produits par IA, à savoir la balise de titre, la meta description, les données structurées et le texte alternatif des images (Google Search Central, 1er octobre 2026).

Pour finir


Je garde mes agents. Ils me font gagner des heures. Mais je garde aussi la relecture, et je viens d’ajouter une ligne à ma liste : vérifier que ce qu’ils citent est encore en vente.

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À mardi prochain,

Sylvain

Viselya, visibilité SEO & IA pour les PME